(d'après Malherbe, G. 2007. Coeur & Santé. N°160 - mars-avril) Picardie : 19 399 km² pour 1 898 000 habitants (2007)
soit 3,1 % de la population métropolitaine
Nombre d'habitants par département| Oise | Somme | Aisne | | 796500 | 565000 | 536500 | |
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Population jeune mais espérance de vie moindre |
26,5 % des picards sont âgés de moins de 20 ans (2007), contre 24,8 % pour la population nationale.
Le nombre de personnes âgées de 60 ans ou + y est plus réduit que dans le reste de la France : 19,4 % contre 21,5 % (2007) ; sa part tend cependant à augmenter, comme dans le reste de la France, puisqu'elle ne représentait que 17,5 % de la population en 1993.
L'espérance de vie des picards (en 2005) est inférieure à celle des autres français : 75,1 ans pour les hommes (contre 76,8 ans) et 82,4 ans pour les femmes (contre 83,7 ans). Surmortalité cardiovasculaire |
Tous âges confondus, les maladies cardiovasculaires représentent une surmortalité de 13 % par rapport à la moyenne nationale. | Maladies cardiovasculaires | - + de 5 000 décès annuels (5 013)
- la Picardie au 4ème rang des régions françaises métropolitaines les plus touchées par ces maladies
- 26 % des décès chez les hommes
- 33 % des décès chez les femmes
- 1ère cause de mortalité chez les 65 ans et +
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Les principales maladies cardiovasculaires sont les cardiopathies ischémiques, type infarctus (28 %), surtout chez les hommes (33 % des causes de mortalité) et les maladies vasculaires cérébrales (22 %), surtout chez les femmes (24 % des causes de mortalité).
Paradoxe : quelle que soit la profession de santé, la Picardie est la région la moins dotée par rapport à la moyenne nationale
avec un écart particulièrement important pour le nombre de médecins spécialistes : 9 généralistes pour 10 000 habitants (au lieu de 10) et 5,6 spécialistes (au lieu de 9).
Commentaire de l'Union régionale des caisses d'assurance maladie (URCAM) de Picardie :
"Compte tenu de ces faibles densités, la Picardie devrait faire partie des régions françaises les plus concernées par une éventuelle aide à l'installation des professionnels de la santé dans les zones déficitaires, telles que définies dans la loi du 13 août 2004 portant sur la réforme de l'assurance maladie". Alimentation trop riche, activité physique insuffisante |
En Picardie, + de 2 500 décès par an sont attribués au tabac.
1ère cigarette : 13, 3 ans chez les garçons et de 13,9 ans chez les filles.
Les picards mangent moins de poisson de fruits et de légumes verts que le reste de la population française. Ils consomment en revanche plus de viande et de boissons sucrées.
Quant aux activités physiques, elles sont pratiquées régulièrement par 34,4 % des picards adultes, ce qui est moins que la moyenne nationale (43,2 %).
L'obésité (définie par un indice de masse corporelle -IMC- égal ou supérieur à 30) atteint 13,2 % des hommes et 14,5 % des femmes.
Concernant les plus jeunes, une enquête menée dans l'Aisne auprès des élèves du secondaires a montré que 21,1 % d'entre eux avaient un poids supérieur à la normale (20,7 % des garçons et 21,5 % des filles). Entre 1997 et 2004, la part des élèves en surpoids a augmenté de 30 % chez les garçons et 54 % chez les filles. Priorité de santé publique |
Voilà un diagnostic territorial qui situe bien les priorités de santé publique en Picardie, aussi bien du côté de l'Association régionale de cardiologie et de ses clubs Coeur et Santé, que de celui du programme régional de santé publique de Picardie (PRSP) qui, dès le milieu des années 1990, mit en place 8 "Pôles de prévention des maladies cardiovasculaires", devenus aujourd'hui "Pôles de prévention et d'éducation du patient", constituant en quelque sorte une nouvelle "spécialité régionale". |